© 2017 by Ophelia Paquiero.

Ma Lecture - Ma Perche (notes et interview)

February 23, 2018

MA LECTURE

 

 

Titre. MA PERCHE

Auteur. HUGUES BEAURAIN

Editions. ENTREPRENDRE EDITIONS

Parution. FEVRIER 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

_Ma perche. Mon projet de tri. 24 ans de gestation. 6 mois d’écriture au mitan de ma vie. 43 ans. Vers 44. Sortie 44. Sortie Antibes. J’ai vu la souffrance. J’ai beaucoup de chance.

Des chiffres. Des petits points. Des illustrations. Le chemin. Ses étapes comme des chapitres. Sa musique. Que l’on chante et que l’on siffle. Qui en appelle d’autres. Qui en inspire d’autres. _

 

 

NOTES DE LECTURE

Sandra HURET. Février 2018

 

Il était une fois… Ma Perche.

« Il était une fois » ? Mais pourquoi ?

Parce que Ma Perche s’exprime comme un conte des temps modernes, mais aussi comme un poème sur l’amour.

Ce n’est pas tout…

Ma perche c’est également un essai autobiographique, un livre musicalement illustré, un témoignage sur la perte et le deuil mais surtout sur la vie. Une balade (ballade ?) euphorique tout autant qu’un vagabondage mélancolique. Et, parfois, aussi, au fil des pages, des instants, presque palpables, d’errance, de détresse… L’expression de l’émotion brute se mêlant à un esthétisme ardent. Une frénésie de références sensorielles si intenses qu’elles ne peuvent provenir que du fin fond de l’être, dans cet espace du sensible, touché par la grâce de l’esprit créatif.

 

Un livre sur la créativité ? Plutôt un livre dans la créativité. Un récit qui se nourrit du processus créatif et qui s’exprime grâce au support de l’écriture qui lui-même se construit par la musique.

Un processus créatif omniprésent dans ce livre sensoriel qui émeut, et qui laisse paraître, subtilement dosé, le chaos, la cohésion, et puis, l’harmonie.

Un récit autobiographique en mots (maux) musicaux… Parfois en chiffres aussi. Car oui. Telle une synesthésie entre les mots, les sons, les couleurs, les saveurs et les chiffres. Dans ce livre, tout se lie, se délie, se rapproche, se mêle, s’assemble, fusionne et s’éloigne jusqu’à la dérive, à l’agonie parfois mais toujours dans l’amour, pour l’amour. Pour la vie. Toujours. 

Tout se veut sens.  Tout fait sens.

Et puis…

Ma perche, c’est un déchirement affectif, sensoriel, émotionnel et rationnel, une fissure. Celle de Léonard Cohen dans Anthem…. Une fissure, qui ne peut pas se réparer mais qui peut, en revanche, laisser passer la lumière.

(Citation présente dans l’ouvrage d’Hugues Beaurain) :

 

_There is a crack in everything,

That’s how the light gets in._

Léonard COHEN

 

 

Et le titre alors ? Ma Perche…  Ma perché ? (« Mais Pourquoi ? » en italien).

 

Laissons l’auteur Hugues Beaurain répondre…

 

 

MES QUESTIONS A l’AUTEUR... HUGUES BEAURAIN

 

1. Comment est venue l’idée du titre « Ma Perche » ?

 

Tout d’abord, merci d’avoir pris le temps de me lire et d’avoir touché de si près l’essence de mon récit, de mon essai. Cette question - la question du titre - est centrale, stratégique. C’est la clé. Et pourtant, il ne m’est apparu qu’en page 81, chapitre 19. La peur. The Fear. Lorsque je ne n’en peux plus, que je m’en remets à ma sœur. Que je fuis. Que j’accepte la fuite. Que je reconnais ma condition d’humain. «Superman peut se rhabiller.» Elle amènera aussi plus facilement le chapitre suivant - La mort. L’hypnose - que je redoutais. Et j’ai eu recours à une vraie séance d’hypnose, salvatrice. J’ai vu la constellation d’Orion. Patrick (Reyolenjoy) la verra aussi à l’heure d’illustrer Ma perche. Devant la multiplicité des sens du mot, des expressions, j’ai eu l’idée d’en faire un titre et un épilogue. Et de garder le livre ouvert. Pour garder cette tension, ce rythme, ce pouls qui m’a tenu tout le livre.

 

2. Ce livre est aussi un voyage. Musical tout autant que géographique. Les voyages semblent importants pour toi. Que de destinations mentionnées dans ce livre… C’est aussi du rêve, de l’évasion pour le lecteur. Qu’en penses-tu ?

 

Oui, les voyages sont mon évasion. C’est très juste. Sous toutes leurs formes. Un vrai voyage découverte, aux 4 coins du monde, où l’on se transporte. Ou un voyage musical. Un rêve éveillé. Où l’on se fait transporter. Ou un vrai rêve. Où l’on se laisse transporter. Rêve et évasion. J’ai été très marqué par Neil Young dans l’écriture. Mon rêveur de référence. Sa concision. Sa façon d’évoquer sa muse, la créativité… Et d’arrêter les mots quand il sent poindre l’imagination chez lui et chez le lecteur. Je ressens ça aussi. Amener le lecteur vers une image, au gré d’un voyage. Se laisser imprégner de couleurs et en rester là. Voilà.

 

3. Tu cites dans ton livre à propos des attentats de New York en 2001.  « Quoi de plus symbolique que l’art pour faire repartir la vie. » Peut-on dire que ce lien à l’art est un peu l’essence de ton récit ?

 

Oui. Encore oui. La moisson des ‘oui’. Encore merci d’avoir saisi cette perche. L’art sauve. Évidemment. Mais il faut le temps. Suite à une perte, la panique nous fait d’abord chercher la solution chez l’Autre. Et comme dit ce sacré Neil – encore lui - «You can’t help nobody until you help yourself.» Neil Young, Soul of a Woman. On ne peut pas trouver la réponse chez l’Autre, puisque la réponse est en soi. Et l’art est la meilleure des façons de l’exprimer, de s’exprimer. Comme dans cette chanson que je me suis essayé à écrire… Écrire la musique avec des mots. Avec des maux. Bien sûr.

 

4. Que dire du cheminement créatif qui a pu t’animer (et t’anime peut-être encore) dans tout le processus de l’ouvrage ?  De la pensée, à l’écriture, à la conception, à la parution et enfin aujourd’hui avec la promotion ?

 

Assez tôt, dès l’idée, dès ce buffet d’hôtel, j’ai vu le projet, ce projet de tri. Ce livre. Et j’y ai fait la place. Le fond et la forme. Le contenu et contenant. Cette confiance a permis une écriture d’un jet. J’ai laissé venir le texte et la structure. Mené par une vérité que je devais partager. Dès lors, ma créativité était lâchée. En toute humilité, j’ai reconnu que mon heure était arrivée. Ce que je devais faire. Et j’ai écrit jour après jour. J’ai visualisé ce que je voulais transmettre. Une fois le livre achevé, j’étais porté par un élan. L’élan du « ce qui doit se faire se fait ». J’ai trouvé mon éditeur alors que j’entrais en formation sur la gestion de projet, et la cohésion du groupe dans lequel je me suis retrouvé m’a poussé dans le sens du partage. Mon ami Patrick (Reyolenjoy) m’a donc fait les illustrations et mon ami Yannick Lahoussine (Brakisto) la couverture et toute ma communication. Une anecdote intéressante : à peu près au même âge que moi, Patrick s’est mis à peindre et ainsi exprimer son art, sa vérité. Voulant l’aider/l’aiguiller pour l’illustration du livre, je lui avais suggéré un poisson, une perche, comme pour le noyer… Il m’a alors dit « laisse-moi faire » et ses illustrations ont été des feux d’artifice, une salve. Il a vu tout de suite. Il a senti tout de suite mon texte. Comme toi, Sandra !

 

5. Ton témoignage ? Une catharsis intellectuelle et affective ?

 

Oui, tout ça à la fois. À la foi. Trouver la paix dans le partage. Se pardonner à soi-même et aux autres. De ne pas être Superman. De n’être que soi. Un être humain. Avec un cœur fissuré, qui chaque fois qu’il bat dorénavant, bat pour l’Autre. Je pense alors à mon entourage, mes enfants et ma future épouse, Sam, qui a vu naître ce projet et est entrée dans ma vie à l’époque de cette renaissance. C’est beau, non ? C’est vrai. C’est la vie qui vient.

 

6. Tes objectifs ? Poursuivre dans l’écriture ?

 

Oui, me laisser guider par mon inspiration et la saine émulation que procure les rencontres. J’ai beaucoup d’idées, de thèmes à développer.

De la musique. «You can stay as long as you like. Only you can close your eyes, it’s alright.» James Taylor et Carly Simon.

D’autres citations. D’autres références. D’autres histoires. D’autres chiffres.

Et dans un premier temps, partager sur ce projet, ce projet de livre. Je te glisse d’ailleurs la trame de cette présentation que je souhaite donner dans divers endroits où l’histoire s’est déroulée, à Troyes ou Toulouse. En exclu ! 😉

« Dans un livre, on se livre.

Le livre de la maison. La livraison.

Un livre sur une fleur.

Une fleur qui a raison. La floraison.

 

Des dates. Les 23.

Des chiffres. Les 44.

Le chemin et sa musique. Qui nous tient.

La musique comme un chemin.

 

Le fond était une évidence.

Cette évidence a donc pris forme.

En 10 mois. De l'idée à la publication.

 

Rythmés par d'autres chiffres. D'autres étapes et d'autres endroits.

27 chapitres jusqu'au 27/11. Un vœu.

 

Celui d'y arriver. En paix. »

Merci à toi, Sandra. À bientôt.

 

 

______________________________________________________________________________

 

 

Propos recueillis par Sandra HURET

 

Des questions ? des demandes ? des renseignements ? des idées ?

Contacter Sandra HURET : sandra.huret@gmail.com

Contacter l’auteur de Ma Perche, Hugues BEAURAIN : beaurainh@hotmail.com

 

Retrouvez le livre sur Amazon

 

Les évènements autour du livre ici : https://www.facebook.com/Monprojetdetri/

 

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